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Greenwashing et finance durable : un enjeu clé pour le financement participatif

Greenwashing et finance durable : un enjeu clé pour le financement participatif

Et comment le repérer efficacement ?

La finance durable est devenue un levier majeur de la transition écologique, atteignant 337 milliards d’euros en 2023, soit quatre fois plus qu’en 2020 (FBF, 2023). Fonds à impact, investissements “verts”, projets climatiques : les opportunités se multiplient, notamment via le financement participatif. Mais cette dynamique s’accompagne d’un risque désormais identifié par les régulateurs européens : le greenwashing. Dans le crowdfunding, où les investisseurs particuliers s’appuient fortement sur l’information fournie par les plateformes, la frontière entre engagement réel et discours marketing peut devenir floue. Le rôle des PSFP (Prestataires de Services de Financement Participatif) est donc central pour la crédibilité de la finance durable.


Greenwashing : un risque reconnu par les régulateurs


Les autorités européennes, dont l’ESMA et l’AMF, définissent le greenwashing comme « toute communication susceptible de donner une image trompeuse, exagérée ou non vérifiable du caractère durable ou à impact d’un produit financier ». Le greenwashing ne se limite pas à de fausses déclarations. Il peut résulter d’indicateurs d’impact imprécis, d’objectifs présentés comme des résultats, ou d’une absence de méthodologie claire. Les régulateurs rappellent que, même dans le financement participatif, l’intention ne suffit pas : seules les données et la transparence comptent.


Pourquoi le financement participatif est particulièrement exposé


Le financement participatif joue un rôle croissant dans les projets liés au climat, à l’énergie et aux technologies propres. Mais certains facteurs le rendent vulnérable :


  • Les investisseurs particuliers disposent de moins de moyens d’analyse que les professionnels.
  • Ils s’appuient largement sur les fiches projets et les messages portés par les plateformes.
  • L’attrait des projets “verts” peut inciter certains porteurs à survaloriser leurs bénéfices environnementaux, parfois sans base méthodologique solide.

Certaines plateformes adoptent un positionnement exigeant, en sélectionnant des projets dont l’impact environnemental est réel, documenté et cohérent avec le modèle économique.


Le rôle clé des PSFP dans la prévention du greenwashing


Le règlement ECSP attribue aux PSFP une responsabilité claire : garantir une information équilibrée, claire et non trompeuse. Concrètement, cela implique :


  • Une sélection rigoureuse des projets
  • Une analyse critique des discours environnementaux
  • Une distinction entre objectifs futurs et résultats mesurés
  • Une communication transparente sur les limites, risques et incertitudes

Ces pratiques permettent d’éviter toute confusion entre ambition climatique et impact réel.


Comment repérer le greenwashing dans un projet ?


Avant d’investir dans un projet présenté comme “durable” ou “à impact”, certains signaux doivent alerter :


  • Indicateurs environnementaux vagues, non chiffrés ou non sourcés
  • Promesses ambitieuses sans méthode ni calendrier
  • Confusion entre objectifs futurs et résultats actuels
  • Discours exclusivement positif, sans mention des limites ou risques
  • Absence de lien clair entre modèle économique et impact revendiqué

À l’inverse, les plateformes les plus rigoureuses privilégient la transparence, la vérification des données et une information équilibrée.


L’approche We Take Part


We Take Part illustre cette démarche “proof-driven” :


  • Les projets sont sélectionnés pour leur impact réel, documenté et cohérent avec l’activité économique.
  • Les indicateurs d’impact sont analysés et contextualisés, et non repris tels quels.
  • Les informations clés sont mises à disposition des investisseurs pour assurer une compréhension complète du produit.
  • La communication inclut les limites, risques et incertitudes de chaque projet.

Cette approche garantit une finance durable crédible, fondée sur des preuves plutôt que sur des slogans.


Finance durable : moins de promesses, plus de preuves


Les travaux récents des régulateurs, comme le rapport anti-greenwashing publié en 2024 par les Autorités européennes de surveillance, convergent vers un message clair : la finance durable doit reposer sur des preuves.


Dans le financement participatif, cela implique :


  • Méthodologies d’impact explicites
  • Données vérifiables
  • Traçabilité des informations environnementales
  • Distinction nette entre résultats mesurés et projections
  • ### Une condition essentielle pour la confiance des investisseurs

La crédibilité de la finance durable repose sur la confiance. Dans le crowdfunding, cette confiance se construit grâce à :


  • La rigueur des PSFP
  • La qualité de l’analyse
  • L’honnêteté du discours

En adoptant une approche exigeante, We Take Part permet de financer la transition écologique tout en évitant les dérives du greenwashing.


Sources : FBF (2023), ESMA, AMF, Autorités européennes de surveillance


Avertissement risques : L'investissement dans des startups comporte un risque de perte totale ou partielle du capital investi et un risque d’illiquidité. Ne financez que ce que vous êtes prêt à perdre.