Chargement...

Blog

Financement participatif : régulation, label, expertise, quelle crédibilité ?

Financement participatif : régulation, label, expertise, quelle crédibilité ?

A qui se référer ?

La finance durable ne concerne plus uniquement les investisseurs institutionnels. Elle s’est largement ouverte aux particuliers via le financement participatif, qui permet de soutenir directement des projets à impact environnemental et social. Dans cet espace, une question revient régulièrement : comment distinguer les plateformes réellement engagées de celles qui se contentent d’un discours vert ? Contrairement aux idées reçues, la réponse ne réside pas uniquement dans les labels. Dans le crowdfunding à impact, la régulation et l’expertise opérationnelle priment sur les labels.


L’agrément PSFP : la seule certification réellement obligatoire


Depuis l’entrée en vigueur du règlement européen ECSP (European Crowdfunding Service Providers Regulation) en 2023, toute plateforme de financement participatif opérant en Europe doit être agréée PSFP (Prestataire de Services de Financement Participatif). Cet agrément constitue aujourd’hui le socle réglementaire commun du crowdfunding européen :


  • il est obligatoire pour exercer légalement ;
  • il impose des exigences strictes en matière de gouvernance, de transparence, de gestion des risques et d’information des investisseurs ;
  • il est délivré par les régulateurs nationaux (en France, l’AMF), sous la coordination de l’ESMA (régulateur européen).

On compte aujourd’hui environ 220 plateformes agréées PSFP en Europe, toutes soumises au même cadre réglementaire, quel que soit leur positionnement sectoriel. C’est donc l’agrément PSFP, et non un label volontaire, qui garantit en premier lieu la protection des investisseurs.


Labels vs expertise : le vrai débat


Les labels jouent un rôle utile dans certains segments de la finance durable, notamment pour les fonds d’investissement :


  • Label ISR
  • Label Greenfin
  • Label Finansol

Ils permettent de classer et comparer des produits financiers standardisés. Mais dans le financement participatif appliqué aux projets climat et à impact, la logique est différente. Les plateformes ne proposent pas des produits packagés, mais des projets concrets, souvent complexes, techniques, et hétérogènes. Dans ce contexte, le facteur déterminant n’est pas le label, mais l’expertise réelle de la plateforme.


Ce qui fait la différence :


  • la capacité à sourcer des projets crédibles,
  • à analyser leur viabilité technique, financière et environnementale,
  • et à monitorer leur performance dans le temps.

Ce que les investisseurs doivent vraiment vérifier


Pour évaluer la solidité d'un PSFP à impact, les investisseurs devraient se concentrer sur trois critères clés, bien plus révélateurs qu'un label affiché.


1. L'expertise de l'équipe


  • Expérience professionnelle en finance durable, climat, énergie
  • Connaissance technique des secteurs financés (cleantech, climatetech, biodiversité, etc.)
  • Capacité d'analyse prouvée (ex : parcours en due diligence, finance structurée, impact investing)

2. La méthodologie d'analyse ESG et impact


  • Existence d'un cadre d'analyse structuré et documenté
  • Intégration systématique des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance
  • Alignement avec des référentiels reconnus (ODD, taxonomie européenne, etc.)

3. La transparence du processus


  • Clarté de la méthodologie de sélection
  • Indicateurs d'impact mesurables et vérifiables
  • Reporting régulier et accessible aux investisseurs

Pour les plateformes établies, l'historique de projets financés et de sorties constitue également un indicateur de maturité. Pour les plateformes plus récentes, l'expertise de l'équipe et la rigueur de la méthodologie sont les critères déterminants.


Le modèle We Take Part : une infrastructure « proof-driven »


Chez We Take Part, le choix a été fait de construire une plateforme fondée non pas sur l’affichage de labels, mais sur une infrastructure de preuve et d’analyse.


  • Une équipe issue de la finance durable, combinant expertise financière, réglementaire et impact
  • Une analyse d’impact systématique pour chaque projet, visant à démontrer un impact positif réel et mesuré (et non simplement déclaré)
  • Un reporting transparent et structuré, permettant aux investisseurs de suivre l’évolution des projets dans le temps

Cette approche permet de dépasser la logique déclarative pour entrer dans une logique factuelle et mesurable, essentielle pour lutter contre le greenwashing dans le financement participatif.


Régulation et expertise : les vrais piliers du crowdfunding durable


Dans le financement participatif à impact, la confiance ne repose pas sur la multiplication des labels, mais sur :


  • un cadre réglementaire robuste, commun à toutes les plateformes agréées PSFP ;
  • une expertise opérationnelle forte, capable d’évaluer, structurer et suivre des projets complexes ;
  • une transparence continue vis-à-vis des investisseurs.

C’est cette combinaison qui permet aux PSFP comme We Take Part de jouer pleinement leur rôle : canaliser l’épargne vers des projets à impact réel, mesurable et durable, tout en protégeant les investisseurs.


L’investissement dans des startups et projets non cotés comporte un risque de perte totale ou partielle du capital investi ainsi qu’un risque d’illiquidité. N'investissez que des montants dont vous pouvez supporter la perte.


Sources : Registre ESMA PSFP, France FinTech, AMF